nviron 300 000 Canadiens souffrent d'épilepsie et quelque 40 % d'entre eux souffrent de crises qui ne sont pas bien maîtrisées par le traitement médicamenteux. La chirurgie du cerveau peut alors s'avérer une solution de rechange et est de plus en plus employée.
Grâce à la technologie actuelle, il est maintenant possible de localiser avec plus de précision le foyer d'origine des crises dans le cerveau; par ailleurs, les progrès des techniques chirurgicales ont permis de réduire considérablement les risques associés à la chirurgie. Les médecins se tournent donc, dans certains cas, vers le traitement chirurgical lorsque le traitement médicamenteux classique est inefficace.
Les motifs qui poussent à envisager cette option sont la perspective de la continuelle inefficacité du traitement médicamenteux et du grave contrecoup de crises répétées sur le fonctionnement social, intellectuel et professionnel.
Les types de crises suivants peuvent être traités efficacement par la chirurgie :
- crises partielles d'origine temporale ou extratemporale;
- crises généralisées secondaires (crises à début local qui se propagent aux deux hémisphères du cerveau). Pour ces deux types de crises, on privilégie la cortectomie, c'est-à-dire l'ablation chirurgicale de la zone où les crises débutent;
- crises épileptiques unilatérales multifocales associées à une hémiplégie infantile et crises généralisées, particulièrement celles qui causent de violentes chutes et des blessures, de même que le syndrome de Lennox-Gastaut. On peut agir sur ces crises en sectionnant le corps calleux. Le corps calleux est la principale voie reliant les deux hémisphères du cerveau. En le sectionnant, on empêche la propagation de la décharge épileptique d'un hémisphère à l'autre.